« Retour au blog de Helass-tiick

«On n'est jamais si heureux que quand on a trouvé le moyen de se perdre.» Photo

«On n’est jamais si heureux que quand on a trouvé le moyen de se perdre.»          Photo












Alpinistes de la tristesse ne cessant pas de grimper,
elles sont ce drapeau que je plante sur chaque nouveau sommet,
je les sens qui descendent en rappel le long de mes joues
les jours où je me souviens que rien ne vaut vraiment le coup,
et lorsque l'une d'elles s'écrase à la commissure de mes lèvres
j'écarte sèchement son cadavre d'un revers de la main
ce goût amer ne me quitte plus donc le salé ne sert à rien.
J'aurais voulu être chercheur,inventer le premier antalgique pour le c½ur
faire en sorte que son effet soit illimité,ne plus souffrir,ne rien sentir,être à l'abri à l'instar de tout ces gens qui peuvent se mentir à eux-même:
"Alors ça va? Oui très bien je n'ai aucun problème",
[...]
J'ai glissé du lycée vers la vraie vie,lassé que mes envies ne prennent jamais corps,à force on devient mort,
elles descendent en rappel lorsque j'oublie que des choses blessent, je connais bien les vertiges des alpinistes de la tristesse.
[...]
C'est quand je les appelle et qu'elles n'en font rien
que je comprends que quelque chose est déjà brisé en moi
irrémédiablement.
Souvent frustré par leur absence c'est mal mais je compense:
des sanglots rouges éclatent le long de mes poignets,
je les tourne mais ils n'ouvrent pas la porte d'un monde meilleur
à peine si en regardant le gauche je constate qu'il est 23 heures
d'un jour quelconque dans ma vie quelconque où j'attends quelqu'un
quel qu'il soit,s'intéressant un tant soit peu à moi,
mais les gens n'ont pas le temps et quelque part je les comprends
de toutes façons tout ça n'est rien je n'en fais pas un drame:
ça partira avec les larmes.



Il est désormais trop tard pour parler d'Amsterdam et des vacances en général, trop tard pour vous dire que je suis amoureuse ou que je suis rentrée en Hypokhâgne à Gay Lu, que j'ai un chez moi avec une colloc'. Surtout que la rentrée me semble bien loin, le bac encore plus... et pourtant il ne s'est fini qu'il y a trois mois jour pour jour. Mes soupçons sont confirmés, je ne suis pas faite pour la prépa, je ne suis pas faite pour la distance, je ne sais pas ce que je veux faire de ma vie. Voilà bien longtemps que je n'ai pas vu la SBB, bien longtemps que je ne sors plus (et vu la soirée d'avant hier je me rappelle pourquoi), et bien longtemps que les gens me croient célibataire... Tout ça pour dire_ et c'est banal_ que les vrais amis se comptent bien sur les doigt d'une main. Comment je le sais ? Forcée de constater qu'ils sont là pour réparer les peines de c½ur alors que j'aimerais les voir comme avant pour faire la chouille et picoler. Certaines me déçoivent d'autant plus que je ne m'y attendais pas particulièrement, comme si j'avais oublié que les filles sont des salopes, bien plus que les mecs qui n'ont jamais essayer d'allumer mon copain, ne m'ont jamais foutu à la rue, et m'ont toujours écouté. Rassurez vous ma sympathie pour la gente féminine survit quand même grâce à quelques personnes, une en particulier. Je continuerai de lire tes poèmes Matou, et d'être ta plus grande fan, de sourire lorsque j'entendrai "cak'mack" dans la rue et de passer ma vie au Totem à raconter de la merde. N'empêche l'impression de vide ne me quitte pas et s'ajoute à la peur de l'indifférence lorsque je cherche en vain un message de lui sur mon portable. Fin de ce blog et de tous les blogs sur lesquels j'ai pu écrire un jour. Merci.















# Posté le lundi 09 juin 2008 05:55

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 11:36